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Au nom de la terre

Onze score

« Voilà cent ans, de père en fils, que va la ferme », écrivait le poète Émile Verhaeren en 1895. Qu’en est-il aujourd’hui ? Le réalisateur Édouard Bergeon tire la sonnette d’alarme. Sa saga paysanne très dure décrit la chute cruelle d’un homme qui a repris la ferme de son père, fondé une famille et travaille avec un dévouement impressionnant. Face aux inévitables imprévus de la nature et aux catastrophes financières évitables liées à la culture intensive ou causées par les banquiers sans cœur, il se démène encore plus et accumule les dettes. Jusqu’à ce que la cruche se brise.

Bergeon n’invente rien. Il a vu son père tomber dans des circonstances similaires. Le bilan des excès de l’agriculture industrielle est accessoire à l’histoire vraie et poignante d’une famille qui méritait mieux. Le fait d’avoir un grand nom à l’affiche ne semble pas correspondre au style franc et réaliste, mais Guillaume Canet, chauve et moustachu, fait un excellent travail, tout comme l’actrice flamande Veerle Baetens. Le cinéma français aurait besoin de plus de films comme ça.

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