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'The biggest little farm': l’idéalisme est mis à rude épreuve

1666 the biggest little farm
Onze score

81 hectares de terres arides, une vision plutôt déprimante et pas trop photogénique, le décor idéal pour un film post-apocalyptique, me direz-vous. Même les mauvaises herbes n’y poussent plus.

Mais en huit ans, John et Molly Chester – un réalisateur de documentaires et une experte culinaire – ont transformé ce désert, à un jet de pierre de Los Angeles, en une ferme offrant une diversité énorme d’arbres fruitiers, de laitues, de plantes, de bétail, d’oiseaux, d’animaux sauvages et de 9 milliards de micro-organismes.

L’on serait tenté de parler de miracle mais rien n’est moins vrai. La ferme est le résultat d’un dur labeur et de la mise en pratique d’idées sur la biodiversité, les écosystèmes et la biomimétique. L’idéalisme du couple est mis à rude épreuve.

Les coyotes tuent les poules, les escargots, étourneaux et rats détruisent les récoltes. Une sécheresse exceptionnelle et les incendies leur mènent la vie dure. Leur façon progressive de faire de l’agriculture et les défis que cela engendre donnent matière à réfléchir par leur pertinence.

Même si la déception est grande lorsque les Chester préfèrent éviter le sujet de la rentabilité et digressent sur leur chien au lieu d’évoquer la philosophie sous-jacente. Un documentaire encourageant mais un peu lisse, qui vous laisse sur votre faim.

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