review

Film: Réparer les vivants

Onze score

À mille lieues des habituels films larmoyants et reportages sanglants, Réparer les vivants prouve que le thème de la transplantation cardiaque se prête au bon cinéma.

Quelle bonne idée de ne pas limiter le récit d'une transplantation cardiaque à l'histoire du donneur, du receveur ou du chirurgien, mais de l'étendre à l'histoire de toutes les personnes impliquées. De la copine du surfeur mourant au docteur qui supervise le don d'organes ; de l'infirmière en chaleur dans l'ascenseur aux fils hyperanxieux de la mère qui voit sa vie sur le point d'être prolongée. Quelle bonne idée aussi de ne pas abuser des grandes émotions mais d'opter pour une description intime et honnête. Ce qui n'empêche pas d'avoir les larmes aux yeux.

À la fin, la mort l'emporte mais grâce à la transplantation cardiaque, une bataille est gagnée. Un jeune surfeur perd la vie, une mère de deux garçons du même âge vit. Émouvant. L'idée, on la doit à Maylis de Kerangal et à son roman à succès éponyme. La réalisatrice Katell Quillévéré (Un poison violent, Suzanne) adapte le récit sans se borner à l'illustrer. Les premières dix minutes sont les plus belles et pourtant presque aucun mot n'est prononcé. Un adolescent se lève très tôt le matin du lit de sa copine, sort par la fenêtre de sa chambre, enfourche son vélo et traverse la ville en compagnie d'un ami skateur pour ensuite prendre un bus vers la mer et s'abandonner aux vagues sur une planche de surf. Le mouvement est continu, l'énergie débordante. De la vitalité à l'état pur. Les images vous assomment jusqu'à l'étourdissement. Plus tard dans le film, les dialogues s'imposent davantage mais les meilleurs moments restent ceux où les images ne nécessitent pas de mots. Une belle photographie de la nuit et des heures où le jour et la nuit s'entrelacent, accompagnée d'interprétations sensibles, sans prétention, contribuent à cette belle polyphonie.

FR, 2016, dir.: Katell Quillévéré, act.: Tahar Rahim, Emmanuelle Seigner, Anne Dorval, 103 min.
Actor's Studio, Le Stockel, UGC Gulden Vlies/Toison d'Or

 

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