Enrico Pieranunzi : rencontre au sommet du jazz

Après des collaborations avec entre autres Philip Catherine, Richard Galliano et Joe Lovano, le Brussels Jazz Orchestra se produit aujourd’hui avec le pianiste star Enrico Pieranunzi. Une rencontre au sommet où la tradition du big band s’enrichit de profondeur mélodique et de l’art de raconter des histoires. En tant que big band, on ne peut pas se lancer avec n’importe qui pour démarrer un nouveau projet. On demande ça seulement aux plus grands. Comme le pianiste italien Enrico Pieranunzi, connu pour être très exigeant avec les musiciens avec qui il travaille, mais aussi avec lui-même. Une approche qui a été appréciée dans le passé entre autres par Lee Konitz, Art Farmer et Charlie Haden.


Nous avons rencontré Pieranunzi juste avant l’enregistrement live de The Music of Enrico Pieranunzi au centre culturel De Werf à Bruges. Sur scène, hyper concentré, il a mené à travers son répertoire les instrumentistes qui l’entouraient de manière affable, mais avec des indications détaillées et précises. « Je vise chaque fois la perfection », précise-t-il. « Mais je n’ai jamais un plan complètement déterminé en tête. C’est pour cela que j’exige des gens qui m’accompagnent une grande flexibilité. On peut écrire une très belle partition mais le fait que ça sonne bien dépend parfois d’une décision de dernière minute. Et parfois, il est alors nécessaire d’effectuer un changement extrême de cap. En tant que compositeur, il faut oser reconnaître qu’il arrive qu’on soit dans l’erreur. Quand les musiciens peuvent enchaîner tout de suite, on a une situation idéale pour travailler. Comme ici, aujourd’hui, avec les jeunes du Brussels Jazz Orchestra ».

 


Une bonne histoire
Pieranunzi est très content du professionnalisme des membres de l’orchestre, mais il y a aussi une autre raison qui l’a poussé à accepter cette collaboration. « Pendant des années, j’ai surtout joué des standards américains, simplement parce que beaucoup considéraient le jazz européen comme ayant moins de valeur. C’est pour cela que cet album est si important pour moi. Le répertoire contient uniquement des morceaux que j’ai composés moi-même. Grâce au rayonnement international du BJO, c’est une occasion unique de mieux faire connaître mon travail. J’ai déjà fait quelque chose de semblable avec mon Live at the Village Vanguard, où j’interprétais principalement des compositions personnelles en compagnie de Paul Motian et Marc Johnson ». Et selon le pianiste, il y a encore un élément essentiel qui joue : « sur base de la composition, il faut surtout savoir raconter une bonne histoire. L’improvisation et la virtuosité sont des atouts nécessaires mais le storytelling, c’est la clé magique dans le jazz ».

Un autre raconteur d’histoires collabore à cette nouvelle aventure du BJO : le trompettiste Bert Joris, qui n’est pas un inconnu pour Enrico Pieranunzi. « Nous nous sommes rencontrés pour la première fois aux Pays-Bas, il y a une quinzaine d’années, lors de l’enregistrement de Don’t Forget the Poet. Nos chemins se sont ensuite croisés à plusieurs reprises, mais chaque fois avec Bert dans le rôle de trompettiste. Progressivement, il a commencé à écrire de plus en plus d’arrangements et j’ai aussi appris à l’estimer pour cela. J’ai particulièrement apprécié ce qu’il a fait pour l’album du BJO Dangerous Liaisons. Le fait que Bert écrive aussi ici les arrangements était pour moi une raison de plus de répondre positivement à l’invitation de Frank Vaganée ». 

Brussels Jazz festival: Brussels Jazz Orchestra & Enrico Pieranunzi • 21/1, 20.15, €18/20, Flagey, Heilig Kruisplein/place Sainte-Croix, Elsene/Ixelles, 02-641.10.20, www.flagey.be

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