'Cul Sec': Y'a de la joie?

© Saskia Vanderstichele
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Chef venu du Sud-Ouest ayant régalé Bruxelles avec Orphyse Chaussette, Philippe Renoux s’est lancé dans une nouvelle aventure culinaire : Cul Sec. On aurait imaginé ce bistro à vin plus joyeux. 

Cul Sec. Avec un nom pareil, on imagine une adresse avec une belle carte des vins. On n’est pas déçu : c’est bien le cas. Ils sont là les vignerons et les domaines que l’on aime : Clos Rougeard, Sébastien David, Julien Meyer, Jean-François Nicq… et des millésimes rares. Bref, un vrai régal pour l’amateur.

Mieux que cela, en salle, on trouve un conseil judicieux, celui de Rémi Wies, connaisseur éclairé. En entrée, son crémant alsacien (9 euros le verre) est une pure merveille. Pas fan de vin? Qu’à cela ne tienne, la carte des bières vaut également le détour, ne serait-ce que pour l’excellente Psycho (6 euros) de la brasserie bruxelloise No Science.

Est également réjouissant le décor, panachant pans de couleur et murs de pierre, qui fait converger tous les regards vers la cuisine ouverte. Côté nourriture, on applaudit des deux mains, qu’il s’agisse de la planchette de charcuteries finement tranchées (18 euros) ou de la carte reprenant sept entrées et cinq plats – une petite déception quant à la tête de veau sauce gribiche dont il aurait été inspiré de signaler l’absence… en amont de la commande.

Chaud au cœur

En entrée, les poivrons « frits » (12 euros), on aurait plutôt écrit « cuits au four », fonctionnent à merveille avec les anchois. Exactement le genre de proposition solaire qui fond en bouche et fait chaud au cœur. Le plat? Une poitrine de porc basque (25 euros). Préparée à basse température et relevée d’un jus au piment doux fumé, elle est carrément addictive. Rien à redire.

En guise de dessert? Une sélection de fromages parfaitement affinés (morbier, Herve doux…) et servis à la bonne température. On revient? Certainement ! La seule chose qui nous perturbe est d’avoir trouvé les deux associés sombres, pas spécialement heureux d’être là alors qu’il s’agit d’un projet aussi personnel que convivial.

Serait-ce l’effet de la situation géographique? Installé à deux pas de la Grand-Place, le duo ne trouverait-il pas son public? Ou, pire, souffrirait-il du fait qu’une partie des habitants des 19 communes et de la périphérie boudent le centre-ville? Ceci expliquerait les mines et l’atmosphère un rien tendues.

CUL SEC 16 Rue des Chapeliers, Bruxelles

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