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Kipkot: Une rôtisserie souriante et efficace

© Saskia Vanderstichele
| Kipkot, Place Sainte-Catherine

Du côté de la place Sainte-Catherine et de Saint-Boniface, Kipkot fait la part belle à la volaille en provenance de Malines. Une rôtisserie souriante et efficace… qui pourrait toutefois être améliorée.

Je voudrais manger, je suis tout seul… ». La réponse fuse: « C’est mieux d’être seul que mal accompagné ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que le personnel de Kipkot n’a pas sa langue en poche. C’est d’ailleurs ce que l’on retient d’un déjeuner que l’on a pris récemment sur place : la gentillesse et le sourire de l’équipe en salle. Et pour le reste ?

Du bon et du moins bon, un peu à l’image du décor. Vu rapidement, l’adresse plante un chouette décor de restaurant familial dans lequel domine le bois. De près, l’œil butte sur quelques détails boiteux comme les chaises et les tables qui ne s’harmonisent pas avec le caractère brut du comptoir dont les contours dominent la salle. Le comptoir en question est une belle réussite.

Faisant place à des poulets tournant sur une broche, il met en appétit. La carte détaille le concept de cette rôtisserie « monoproduit ».

Coucou

On apprend qu’il s’agit de « coucou de Malines » provenant d’un élevage artisanal fonctionnant sur des principes de nourriture végétale – blé, orge, millet - et de croissance lente. L’information est intéressante mais un peu générale, on aimerait en savoir plus. Quel est l’élevage en question ? D’où provient la nourriture ? Quelle est la durée de vie des poulets ? Toutes ces interrogations n’empêchent pas de commander, on se décide pour un quart de poulet proposé avec deux accompagnements (14,50 euros).

Moins de dix minutes plus tard, l’assiette arrive à table. Il s’agit d’une cuisse et d’une aile joliment caramélisées à l’aide d’une marinade sauce teriyaki et miel. Légèrement relevée, celle-ci donne du goût à l’ensemble. On apprécie le fait que la chair ne soit pas sèche, le péché capital en matière de volaille.

En revanche, le mets est tiède, ce qui gâche une partie du plaisir. On s’interroge : comment un poulet qui passe des heures sur une broche peut-il arriver aussi refroidi sur l’assiette ? Bizarre.

Heureusement, les frites servies en side dish sont, quant à elles, chaudes et bien croquantes. Mention aussi pour la salade de type mesclun (jeunes pousses d’épinards, de betteraves, roquette…) qui fait place à une vinaigrette tranchée et des graines d’orge.

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