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B.SAJ: Entre Alep et Beyrouth

© Saskia Vanderstichele
Onze score

Envie de profiter de l’été pour se dépayser les papilles ? Direction B. SAJ, une perle de snack située au croisement des cuisines libanaise et syrienne. Une adresse qui cultive le fait maison.

L’illusion est totale. Fermez les yeux, tendez l’oreille vers les garçons qui parlent arabe entre eux, écoutez la musique populaire marquée par les instruments à cordes… vous pourriez être ici à Beyrouth. Quelque part dans l’une de ses délicieuses cantines au décor basique – néons et chaises en plastique – de la rue Gouraud, dans le quartier de Gemmayzé.

Vous vous apprêteriez à déguster un mouloukhié, une sorte de ragoût servi avec du blanc de poulet, du citron, du vinaigre et de la corète potagère, légume se situant entre l’épinard et la blette. Ou peut-être pour moins de 5 euros, vous auriez choisi l’un de ces fantastiques sandwichs avec cornichons et toum, un genre d’aïoli oriental.

Fin de la rêverie. Vous n’êtes pas dans la capitale libanaise mais à Bruxelles, à deux pas du Cinquantenaire. La chaleur forte - il est 19h30 et le thermomètre affiche encore 30 degrés - contribue à planter l’atmosphère qui a provoqué l’hallucination.

Le retour à la réalité n’est pas décevant. B.SAJ se découvre comme une petite enseigne tout en longueur dont le cadre est coincé entre mur en briques et paroi tapissée d’un carrelage noir de type métro parisien. L’ensemble est plutôt joli, ponctué de tables en bois et de chaises de jardin au confort sommaire, logique nous sommes ici dans un snack.

Un snack, certes, mais pas n’importe lequel. L’adresse a été imaginée par Jacqueline Farwi, la maman de Georges Baghdi Sar, le patron du légendaire My Tannour. Tout comme l’adresse de Flagey, la star est ici la galette de pain, que l’on trouve en deux versions : saj, une pâte souple et bombée, ou manaïche, une préparation avec plus de mâche.

Pour 9,50 euros, la formule propose l’une ou l’autre spécialité que l’on choisit avec un accompagnement et un soft. Verdict ? Trop bon. On a opté pour un manaïche au jebne, une version végétarienne faisant la part belle à un fromage syrien fermenté sur place. Trop bon, surtout si, comme nous, on demande d’y ajouter du zaatar, un mélange d’épices à base d’hysope.

L’impression qui domine est celle d’une pizza légère, comme une promesse d’Orient. En guise d’extra, un petit ravier en carton propose une salade de fattouche. Frais et gourmand, ce mélange panache tomates, menthe, pain grillé, concombre, oignons… Ce goût légèrement vinaigré ravit et clôt une parenthèse exotique dont il faut mentionner la qualité de l’accueil. Difficile de faire plus gentil.

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