review

'Le petit racines': Des racines et (presque) des ailes

© Saskia Vanderstichele
Onze score

Jamais à court d’idées, Francesco Cury et Ugo Federico inaugurent une nouvelle enseigne dédiée aux pâtes fraîches. On n’en doute pas un instant : le Petit Racines deviendra grand.

Difficile de faire entrée en matière plus symptomatique. Au moment de s’installer à la table de cette nouvelle enseigne ouverte par les deux patrons du restaurant italien Racines, un client appuie là où ça fait mal. Prenant la serveuse à partie, il ne cache pas combien il trouve scandaleux de payer son verre de vin, très étroit à son goût, au prix de 6,50 euros. « Vous n’allez pas me dire que vous vendez cette bouteille 65 euros ? », finit-il par asséner.

Des prix prohibitifs sont un reproche récurrent qui colle à la peau de Racines malgré une démarche qualitative animée par de belles valeurs (refus de la viande, fournisseurs de proximité…). Il y a peu, Ugo Federico s’expliquait sur ce choix. Dans les colonnes de La Libre Belgique, on pouvait déduire que les tarifs élevés s’expliquaient en raison de la dimension sociale du restaurant : « Nos employés travaillent 8 heures par jour. Et s’ils font des extras, ils sont payés à 150%. »

Les additions pratiquées par Racines seraient de celles qui garantiraient une juste rétribution ? À chacun d’en juger. Toujours est-il qu’en inaugurant cette seconde enseigne, le duo a opté pour un ticket moyen nettement plus raisonnable – on tourne aux environs de 25 euros le couvert.

Quelques boulons doivent être encore serrés

Ouvert depuis moins d’une semaine lors de notre passage, le Petit Racines s’est avéré satisfaisant, même si quelques boulons doivent être encore serrés comme le service un peu flou sur la prise de commande et la connaissance des assiettes. Améliorable également est le confort, on pense à la banquette spartiate, et la rapidité (du moins pour le midi).

En revanche, on applaudit des deux mains l’approche qui repose sur de bons produits bruts (planches de fromages, de charcuteries) et des pâtes fraîches faites sur place. Pour 18 euros, on choisit la Gran Tagliere, une planche mixte assez restreinte mais redoutable : mention pour les feuilles de brocoli sauvage à l’huile et les pâtes de fruits qui accompagnent un magnifique gorgonzola.

Tout aussi délicieuse est la scarpetta (6 euros), un petit caquelon rempli de sauce, en l’occurrence tomatée, dans laquelle on trempe de trop bonnes brioches au fromage. Les pâtes ? Parmi les cinq propositions, dont une végétarienne, on a opté pour les tagliatelles al ragu modenese (15,50 euros en petite portion). Une petite merveille mijotée à base de joue de bœuf et de queue de veau qui fond sur la langue. Bien vu également le café digne d’un pays qui lui voue un culte (Pellini à 1,95 euros) et le vin bien balancé, un Sangiovese di Romagna (Primo Segno 2015 à 30,50 euros).

Fijn dat je wil reageren. Wie reageert, gaat akkoord met onze huisregels. Hoe reageren via Disqus? Een woordje uitleg.
Lees ook

Nieuws uit Brussel in je mailbox?