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Bohemian Rhapsody: pauvre bohème

Bohemian Rhapsody - le film, pas leur chanson lyrique à succès - n’est malheureusement rien de plus qu’une hagiographie bien polie.
Onze score

Le rock pompeux de masse du groupe britannique Queen n’est pas ma tasse de thé. Mais si un auteur n’arrive pas à tirer une histoire forte de la vie du chanteur Freddie Mercury, alors il doit changer de boulot.

À sa naissance, il s’appelait encore Farrokh Bulsara, ses parents adhéraient à l’ancienne religion perse du zoroastrisme. C’était un bon chanteur et un interprète phénoménal qui électrisait des stades entiers à guichets fermés au grand désarroi de la presse musicale, qui appréciait peu la grandiloquence de Queen.

Il a lutté avec sa sexualité, s’est perdu dans des soirées extravagantes avec des nains engagés pour l’occasion, de la drogue en quantité royale et de la viande à volonté et il aura attendu la veille de sa mort pour avouer qu'il avait contracté le sida.

Bohemian Rhapsody - le film, pas leur chanson lyrique à succès - n’est malheureusement rien de plus qu’une hagiographie bien polie, avec drôlement peu de sexe, de drogue et de rock’n’roll et drôlement trop d’admiration pour Freddy Mercury.

Le rôle du reste du groupe se limite à des sourires penauds. Les fans peuvent se réjouir de l’interprétation de Rami Malek (Mr. Robot) et des anecdotes sur la création de gros tubes tels que We Will Rock You et Bohemian Rhapsody. Les autres resteront sur leur faim de bohème.

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