review

'Continuer': jamais dans la tête des personnages

© K Dewitte
Onze score

Nue Propriété ! Élève libre ! À Perdre la raison ! Le Bruxellois Joachim Lafosse a offert à plusieurs reprises des expériences intenses au spectateur. Il mérite qu’on ne lui reproche pas trop lourdement la seule fois où il n’arrive pas à faire en sorte que le spectateur croit ce qu’il voit ni à le défier intellectuellement.

Est-ce dû au piètre scénario, aux conditions de tournage, à la malchance ? Au profane de deviner. Dans une ultime tentative de se réconcilier avec un fils renfrogné (Kacey Mottet Klein) dont elle ne s’est pas occupée, une Française parlant le russe (Virginie Efira) traverse le Kirghizistan à cheval.

Autant le paysage est époustouflant, autant les rapports entre la mère et son fils sont froids. Les aventures et le temps qu’ils doivent passer ensemble finissent par entamer l’idée qu’ils n’ont absolument rien à se dire.

Malheureusement, nous sommes dans la tête du réalisateur, du scénariste et de l’auteur du roman adapté mais jamais dans celle des personnages. La magnifique scène qui se termine avec un fils qui danse au sommet d’une montagne nous fait attendre avec impatience le film qui succédera à Continuer.

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