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Grâce à Dieu: c'est du solide

En termes de contenu, Grâce à Dieu, c'est du solide.
Onze score

Y a-t-il en Belgique un réalisateur qui aurait le courage, le mordant et le talent de mener à bien un film sur l’évêque pédophile Roger Vangheluwe ? En France, oui et il s’appelle François Ozon. Le réalisateur inspiré détaille un scandale de pédophilie d’une actualité brûlante.

Le père Bernard Preynat, accusé de pédophilie, attend toujours son procès. Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a été condamné le mois dernier à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir signalé des cas de maltraitance sur enfant. Ozon se focalise sur les victimes.

Trois personnages principaux se succèdent. Un catholique exemplaire demande à l’église de mettre enfin sur la touche le prêtre qui l’a abusé dans son enfance, Preynat. Cela ne change pas grand-chose. Une autre victime fonde La Parole Libérée, une association qui recueille des témoignages et fait appel aux médias. Dans le cas d’une troisième victime, les faits ne sont pas encore prescrits, ce qui permet une action en justice. Ensemble, on est plus fort.

Ozon n’est pas fidèle à lui-même car il accorde peu d’attention à la forme. Mais en termes de contenu, Grâce à Dieu, c’est du solide. Berlin a décerné le Grand prix du jury à ce « Spotlight à la française ».

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