review

'Leto': beau, poétique et inventif

Onze score

Ses sorties critiques ont valu au Russe Kirill Serebrennikov d’être muselé et confiné chez lui par le régime de Poutine. Son film, imprégné de nostalgie, dépasse le cinéma politique, mais dans certaines dictatures, il fait figure de déclaration politique.

Leto est un film beau, poétique et inventif qui finit par convaincre, par sa force inhérente. En première place, les mélomanes, suivis de près par les cinéphiles. Les magnifiques images en noir et blanc reconstruisent le milieu underground musical de Leningrad au début des années quatre-vingt. Les textes sont soumis à la censure et des apparatchiks veillent à ce que le public reste sagement assis pendant les concerts.

Ce contrôle n’a pas empêché toute une génération de sentir la flamme sacrée du rock (et donc l’amour de la liberté). L’homme fort du groupe Zoopark, inspiré par T. Rex, est subjugué par le talent et le charisme d’un jeune auteur-compositeur et n’est pas pris de panique quand sa femme tombe, elle aussi, pour lui.

Serebrennikov aurait pu faire l’impasse de quelques mesures par-ci, par-là, mais ce doux film sur le rock soviétique parvient tout de même à se frayer un chemin jusqu’au spectateur.

Fijn dat je wil reageren. Wie reageert, gaat akkoord met onze huisregels. Hoe reageren via Disqus? Een woordje uitleg.
Lees ook

Nieuws en cultuur uit Brussel in je mailbox?