'Varda par Agnès': le testament de sa jeunesse

Onze score

À nonante ans, Agnès Varda rédige le testament de sa jeunesse. Ou six jeunesses. Dans Varda par Agnès, la réalisatrice née à Ixelles revient longuement sur son travail (mais à peine sur sa vie).

Elle a vécu juste assez longtemps pour présenter le film à la Berlinale. Fin mars, elle nous quittait. Le film est un montage de causeries, d’extraits de films, d’images d’archives et d’une scène de plage dans laquelle elle souligne avec gentillesse et sagesse notre rôle : sans public, le film n’existe pas.

De façon analytique, pertinente et divertissante, Varda parle de filmer le temps, de l’idée derrière certains mouvements de la caméra, de son amour de la peinture et de la façon dont cinéma et réalité peuvent se polliniser mutuellement. Elle n’a pas peur de parler des Cent et Une Nuits de Simon Cinéma qui fut un échec et d’élaborer sur la scène du bateau avec Catherine Deneuve et un Robert De Niro qui baragouine en français.

Pour ceux qui n’ont pas envie d’assister à sa master class, le cinéma Palace présentera cet été L’une chante, l’autre pas, le classique Cléo de 5 à 7 et le drame sur l’adultère Le Bonheur. Celui qui filme, reste dans les mémoires.

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