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'Picpoul': miracle au comptoir

© Saskia Vanderstichele
Onze score

À l’Altitude Cent, une adresse de poche régale Forest. Son nom ? Picpoul. Cet intitulé sans prétention dissimule une cantine à découvrir toutes affaires cessantes.

Attention, embouteillages à prévoir. C’est en effet ce qui risque de se produire lorsque l’on recommande chaudement une cantine de petite taille et qu’elle fait l’unanimité chez tous ceux qui la testent. Picpoul fait place à une vingtaine de couverts, pas davantage. Un restaurant de quartier ? Oui, dans le principe. Mais c’est bien plus au regard de la qualité des mets proposés : ils méritent le détour comme on dit chez Michelin.

Coup de foudre

Lorsque l’on y débarque un midi, c’est le coup de foudre. Exactement le genre de configuration démocratique que l’on aime, soit un décor de deux pièces en enfilade aux murs peints en vert olive et blanc. Face à nous, un comptoir aux contours imitant le béton lissé derrière lequel est logée une petite cuisine d’envoi.

Ledit comptoir fait également place aux deux associés qui ont imaginé ce lieu que l’on devine à leur image : simple et sincère. Le choix du nom – le « picpoul » est un cépage modeste à mille lieues de l’impérialisme du chardonnay – ne dit rien d’autre.

Tarifié 12,50 euros, le lunch en deux temps est assez imparable en la matière. Ce jour-là, il consistait en un velouté de topinambour rehaussé de tartufata. Doté d’une texture fluide et crémeuse, le potage est gourmand, il réchauffe le cœur. Le plat, quant à lui, s’affiche carrément remarquable : un risotto, très personnel, aux légumes d’hiver.

La composition bluffe qui panache topinambours, carottes, poireaux et belle tranche de betterave. Le tout est souligné par une tapenade d’olives qui ajoute de la profondeur au riz dont la mâche est exemplaire. Bien vu, des notes de badiane et d’estragon apportent de la fraîcheur à la composition. Sans oublier, la salade frisée, en guise de garniture, qui se charge de diffuser une note d’amertume.

Que du bon

En plus du lunch quotidien, la carte fait place à des tapas qui appellent un verre de vin, l’autre spécialité de Picpoul – la sélection est calibrée « nature » façon René Mosse, Didier Chaffardon, Nicolas Grosbois, Domaine Les Roches Sèches ou petites perles venues des Bret Brothers... Que du bon !

Parmi les tapas proposées, on pointe une très prometteuse terrine de sanglier rehaussée d’oranges confites et de cacao (8 euros). Elle sera sur notre liste pour la prochaine visite avec la saucisse sèche (4 euros), l’assiette trois fromages (6,50 euros) et le beurre de sardines (4,50 euros). Cela ne fait aucun doute, on tient là une enseigne à fréquenter intensivement.

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