'Foresto': chaleur humaine

© Saskia Vanderstichele
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À côté du Wiels, l’asbl FOR.E.T. a adossé une conviviale table d’hôtes au restaurant qu’elle possède depuis plusieurs années. Un endroit hautement recommandable.

L’asbl FOR.E.T. (Formation Emploi Tremplin) existe depuis vingt ans. Son objectif ? « Créer et gérer des actions visant à former et qualifier des chercheurs d’emploi sans qualification et avec peu ou pas d’expérience professionnelle probante. »

Voilà une tâche essentielle, notamment dans le contexte des personnes dites « article 60 », soit celles qui sont bénéficiaires du revenu d’intégration sociale (RIS). Pour mettre ces formations en pratique, l’association a eu la bonne idée d’imaginer, il y a quelques années, un restaurant qui met les apprentis en situation concrète. Plus récemment, une table d’hôtes a enrichi le projet.

On s’y est rendu le temps d’un déjeuner chaud, malgré le froid ambiant, et lumineux. Cette chaleur est due au personnel en salle - adorable ! - mais également au public varié qui fréquente l’endroit. On le sait, les tables d’hôtes et leurs contours conviviaux sont à la mode mais elles ne produisent que rarement l’étincelle - en plusieurs décennies de Pain Quotidien, on n’a pas adressé la parole à son voisin pour une autre raison que lui demander le sel.

Ressemble un peu à Berlin

C’est tout le contraire qui s’est produit à Foresto : un déjeuner entier à parler avec une personne que l’on ne verra peut-être plus jamais mais dont on se souviendra longtemps. C’est que tout ici incite à la confidence. D’abord, le décor, ouvert sur les environs grâce à de grandes baies vitrées scandées de poutres de bois clair. « Cela ressemble un peu à Berlin » nous a confié avec beaucoup de perspicacité notre voisine de table. Deux grandes armoires remplies de vaisselle et de produits locaux achèvent d’humaniser l’endroit.

Et la cuisine ? Elle fait plus que se défendre, comme en témoigne un très onctueux potage aux choux de Bruxelles et au bacon croquant (3,20 euros). Mention pour le goût légèrement torréfié de la préparation. Le plat ? Il est incroyablement généreux, soit un feuilleté aux épinards (8,90 euros) qui n’est pas sans rappeler le spanakopita grec. Farci de féta et de pignons de pin, la préparation est enrobée d’une feuille de brick tendre. Elle est accompagnée d’une crème blanche un peu épaisse à la ciboulette. Que faut-il de plus ? Rien. Le bonheur a ici son couvert.

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