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'Côté Jardin': un jardin extraordinaire

© Saskia Vanderstichele

Une nouvelle adresse est sortie de terre à la place de l’ancien Bar Bik. Son nom ? Côté Jardin. Cette enseigne calibrée pour les flexitariens est une petite merveille inspirée par la Méditerranée.

C’est un soir de Bright Brussels que l’on a décidé d’aller tester Côté Jardin. Mauvaise idée : circulation chaotique et rues envahies par la foule, on a cru ne jamais y arriver. C’est donc avec un bon trois quarts d’heure de retard que l’on pousse la porte de l’établissement. Pas de chance, la salle est archi-comble, on s’attend à se rabattre sur un autre plan.

Contre toute attente, notre table a été gardée, cette attention mérite le respect et met dans de bonnes conditions. Au vu de l’agitation qui règne en salle et en cuisine, on s’apprête à prendre son temps. Erreur, malgré la cohue, le service est aussi aimable qu’efficace. Cela méritait d’être souligné.

Il reste que Côté Jardin ne séduit pas seulement pour la qualité de son accueil. Le décor vaut lui aussi le détour. Murs de couleur sauge, tapis suspendus aux vertus acoustiques et tables en bois, la sobriété de l’espace est imparable. Elle concilie l’épure et la chaleur, ce qui est un exercice difficile.

Et la cuisine demandera-t-on ? On l’a trouvée extraordinaire. Soit, une carte assez végétale – il y a plusieurs propositions véganes - à l’esprit méditerranéen qui repose sur un principe de partage – gimmick omniprésent dans la restauration actuelle. Très en verve, on a multiplié les entrées : pain libanais et mutabal à la betterave (6,50 euros), za’atar muajanat (5,50 euros), saucisse de Montbéliard avec piccalilli (6,90 euros). Un mot : waouw !

Les préparations sont justes savoureuses et invitent au voyage. On a particulièrement goûté le piccalilli manifestement maison en ce qu’il était beaucoup moins acide que les préparations habituelles. Côté plats, c’est la même exigence. On a été bluffé par les croquettes de quinoa et petits pois, salade mesclun, yaourt aux herbes (19 euros) qui prouve combien en termes de saveur les protéines animales sont inférieures aux préparations plant based. Croquant, fraîcheur, acidité, tout y est. Le tout était joliment marié à un accompagnement remarquable, moins strictement végétalien, consistant en des lamelles de potiron au beurre noisette, sauge et fromage comté (7 euros).

La fête n’aurait pas été complète sans des breuvages dignes de ce nom. C’était le cas entre les épatants crus biodynamiques du Château Revelette (38 euros en version vin blanc) et les bières artisanales signées Cantillon ou Ermitage – excellente Lanterne Pale Ale à 4,20 euros.

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