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Liu Lin: Quand Taïwan rime avec vegan

© Saskia Vanderstichele
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À quoi ressemblerait la street food made in Taïwan si elle se passait des protéines animales ? La réponse délicieuse à cette question se déguste chez Liu Lin, une nouvelle cantine bluffante.

Le Sablon, ses antiquaires, son Vieux Saint Martin. Les nostalgiques risquent de verser des larmes… mais après une visite chez Liu Lin, enseigne au bout de la rue Haute, tout ce décorum d’un autre temps a des allures d’ancien monde, de décor moribond. Malgré la farouche résistance opposée par certains, il apparaît de plus en plus évident que la viande s’achemine lentement mais sûrement vers les oubliettes de la gastronomie.

Liu Lin ? Cette nouvelle adresse bruxelloise est le fait de deux sœurs d’origine taïwanaise, Liu et Lin, qui s’implantent dans la capitale après avoir séduit Louvain par deux fois. Le scénario ? Une cuisine très street food, telle qu’on la pratique en Asie, débarrassée des protéines animales.

La particularité du concept tient dans son prosélytisme : il donne l’illusion de manger de la viande et du poisson – les intitulés des plats étant équivoques façon Crispy Chicky Bowl, Calamares Rings, Kroepoek, Prawn Tempura… - mais reposent en réalité sur des ingrédients 100% végétaux – qu’il s’agisse de l’algue konjaku, de la racine proche de la patate douce appelée taro ou encore du tofu.

Sur place, l’expérience est plus qu’enthousiasmante. Liu Lin se découvre comme un parallélépipède blanc avec une impressionnante hauteur de plafond – ce qui rend l’endroit très bruyant, c’est peut-être le plus grand reproche qu’on puisse lui adresser. Épurée, la décoration fait place à deux rectangles de mousses qui assoient le propos végétal de l’ensemble.

La commande s’effectue au comptoir. En l’occurrence, des Crispy Wontons (6,80 euros) et le Crispy Chicky Bowl (13,90 euros) évoqué plus haut. Dès la première bouchée, on est séduit par les ravioles frites. Farcies d’un tofu joliment épicé, ces préparations sont servies avec une crème de radis chinois délicieuse. Le « poulet », quant à lui, pousse le curseur du goût un cran plus haut par le biais de lamelles de soja frites dignes du croquant vanté par le nom du plat.

Le tout est accompagné d’un riz savoureux ponctué d’éclats d’arachides, d’edamame et de légumes de saison. Une petite sauce, que l’on n’a pas su identifier, apporte de la fraîcheur à l’ensemble. En dessert, la mousse au tofu soyeux (3,80 euros) est une merveille d’onctuosité. Côté boissons, pas d’alcool - la seule concession est une abominable Carlsberg 0% - mais heureusement un délicieux kombucha au gingembre (4,5 euros) fait amplement l’affaire.

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