White Fence: dans l’oeil de l’autre Presley

Quand on s’appelle Presley, on doit d’une façon ou d’une autre vivre avec le rock’n’roll. Si Tim Presley n’a aucun lien de parenté avec Elvis, sa vie s’articule depuis toujours autour des cordes d’une guitare. Membre semi-permanent des Strange Boys, le Californien s’est glissé en solo sous le pseudo White Fence.


Ses chansons ont intégré il y a peu le peloton de tête des mélodies artisanales, qu’il bricole savamment sur foi de ses visions néo-psychédéliques. En ravivant le souvenir des musiques d’autrefois (de Syd Barrett, The Seeds ou Lee Hazlewood), White Fence s’est projeté dans l’avenir, en trouvant refuge sous le label américain Woodsist, terre promise pour les quelques disciples d’un rock illuminé (Real Estate, Kurt Vile, Woods, Ganglians, etc.). Après s’être acoquiné avec Ty Segall pour enregistrer l’une des meilleures associations du 21ème siècle (l’incontournable Hair), Tim Presley reprend les commandes de White Fence. Seul contre tous, il nous brosse le portrait de Cyclops Reap, son nouvel opus qui navigue hardiment dans les eaux troubles du rock’n’roll.

On a souvent pensé que les disques de White Fence étaient indissociables de l’écurie Woodsist. Pourtant, Cyclops Reap sort chez Castle Face Records, le label de John Dwyer (leader du groupe Thee Oh Sees). Pourquoi changer de crémerie ?
Tim Presley : Ce changement n’a aucune importance. Dans ces deux labels, nous sommes tous copains. John Dwyer, le chanteur de Thee Oh Sees, adore mes chansons. Ça fait un moment qu’il me tanne pour sortir un disque de White Fence. Je respecte tellement ce mec et sa musique que je me voyais mal refuser. Par contre, je peux déjà annoncer que mon prochain album sortira chez Woodsist dont le boss, Jeremy Earl, est un gars incroyable. J’aime tout chez lui : sa musique, ses opinions, sa façon d’appréhender le business. Il faut se rendre compte qu’aucun artiste n’est réellement « lié » contractuellement chez Woodsist. Tous les groupes ont les mains libres. On travaille sans restrictions, règles ni deadlines. Ce qui explique sans doute la réussite du projet.
On n’a trouvé aucune trace de cyclope dans les chansons de votre dernier disque. Comment doit-on comprendre son titre ?
Presley : Pendant l’enregistrement de l’album, j’étais focalisé sur mon travail. Ma vie tournait exclusivement autour des chansons. Je ne voyais rien d’autre. J’avais l’impression d’avoir un seul œil, toujours fixé sur la musique. Je ne parvenais plus à gérer les activités périphériques du quotidien. J’étais un cyclope qui bossait sans interruption, jour et nuit. Les seules pauses que je m’accordais, c’était pour nourrir mon chat.

Récemment, vous avez travaillé avec Ty Segall, nouveau géant du rock indépendant. Est-ce que cette collaboration a modifié votre processus créatif ?
Presley : Je ne pense pas. Pour Cyclops Reap, j’ai puisé mon inspiration dans différentes matières, musicales et extra-musicales. La collaboration avec Ty Segall a été un moment de création intense. Je n’en garde que de bons souvenirs. Mais cela n’a eu aucune conséquence sur la mise en œuvre du disque. Ou alors de façon inconsciente.

White Fence • 19/5, 19.00, €11/14, MAGASIN 4, Havenlaan 51B avenue du Port, Brussel/Bruxelles, 02-223.34.74, www.magasin4.be

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