Trac: Les mains d'Isabelle Wéry trembleront-elles au moment d'ouvrir son livre pop-up?

© Laetitia Bica

Chaque semaine, BRUZZ demande à un artiste s'il a le trac avant d'entrer sur le champ de bataille qu'est la scène. Cette semaine: Isabelle Wéry.

"Ce n'est pas sûr" s'amuse-t-elle, à quelques jours de présenter la transposition scénique de son roman Poney flottant avec les musiciens d'Orphan Swords et les peintures monumentales de Marcel Berlanger. "Même si je peux m'appuyer sur mon expérience de comédienne, le trac est toujours là, mais il sera joyeux. À cause des reports, on répète en vase clos depuis presque un an, on a donc un peu d'appréhension, et surtout une joie de retrouver les spectateurs.

Ça ne va pas être évident de jouer devant des spectateurs masqués comme des momies qu'on ne verra pas sourire. Avant la représentation, je m'isole quelques minutes et je fais des exercices de respiration. La condition physique est très importante. Déjà l'acte d'écrire est une forme de danse du bras et du corps. Le travail d'acteur comme je l'envisage, demande un corps costaud et une condition d'athlète.

La langue de Poney flottant a été travaillée pour être dite, c'est pour ça que j'ai proposé ce projet. Quand j'écris, il y a des ruptures de style et de rythme, des passages déclamés, même chantés. Mes deux grands maîtres sont Shakespeare et Bertolt Brecht parce qu'ils ont pris la liberté d'utiliser plusieurs styles. Il y a des moments poétiques, d'autres où on s'adresse directement au public, il y a de la prose ou des chansons. C'est une manière de susciter des sonorités et des images. Je suis sensible à tout ce qui a du rythme et fait ressortir la musique du texte, comme le slam. Shakespeare était un fameux slameur ! J'ai envie, avec ce spectacle, de transmettre une forme d'énergie qui vient titiller l'imaginaire du public."

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