Karim Kalonji: B-boy Old School

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| Karim Kalonjii

Dans son premier solo 1 ON 1, Karim Kalonji incarne un B-boy Old School qui se mesure aux nouvelles générations.

Dans les battles de breakdance, les danseurs s'affrontent par équipe ou individuellement l'un après l'autre. Les battles, Karim Kalonji connaît ça. Comme danseur d'abord et puis comme présentateur ensuite. Dans 1 ON 1, il incarne un B-boy Old School qui se mesure aux nouvelles générations. "C'est un voyage dans le passé, un peu nostalgique et critique, vers une culture qu'on a vécue et qu'on s'est appropriée. Mais en même temps, il faut aller de l'avant." C'est aussi une quête de l'esprit hip-hop, de cette envie qui est apparue, un jour, une nuit, pour remplir le vide de la rue. "Qu'est-ce qui a poussé un type à aller vers le sol alors que l'homme a mis des milliers d'années pour se relever et se mettre sur deux pattes ?" Le Belgo-Congolais Karim Kalonji est né à Ostende et a grandi à Gand où il a découvert le hip-hop vers quinze ans. Rappeur, danseur, il a très vite usé ses baskets sur les scènes de théâtre, pour Het Toneelhuis d'abord, puis au KVS où il a participé entre autres à Tok Toc Knock, Mancha et Bezette Stad.

Ou encore à Malcolm X. 1 ON 1 est son premier spectacle solo. Pour lequel il a senti qu'il fallait attendre le bon moment. "J'avais besoin du recul nécessaire pour jouer ce gars Old School, frustré par le clash des générations. Avant, je me sentais trop jeune pour le faire. Aujourd'hui, ça ne m'intéresse plus de passer une soirée pour une battle entre B-boys. Je préfère aller promener mon chien et regarder un film à la maison." Il n'a aucune jalousie envers les jeunes générations et ne croit certainement pas que c'était mieux avant, mais pour avancer, il faut dire adieu à ce qu'on a connu. Sans renoncer au hip-hop, parce que le hip-hop, c'est d'abord un esprit. Fred Astaire peut être hip-hop, comme la capoeira ou le kung-fu. Entre temps, il a fait plein de choses comme danser et tourner pendant trois ans avec la compagnie française Le Plus Petit Cirque du Monde. "L'échange était génial. Entre les circassiens et le milieu du hip-hop, il y a beaucoup de similitudes mais d'autres interprétations. Chez eux, ils ont des techniques particulières et ils sentent comment s'approprier un objet. Nous, on apporte la rythmique liée à la musique et à la percussion." Dans son spectacle, il a mis des beats sur la musique baroque et sur celle de Marin Marais. "Les deux se marient bien. C'est une musique qui appartient à la noblesse et le hip-hop, c'est la noblesse de la rue. Sur la musique baroque, je danse sur la pointe des pieds, près du soleil. C'est l'exaltation totale."

WIPCOOP: 1 ON 1 21/11, 19.30, KVS BOX

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