Palestina with Love : les coups de cœur d'Annemarie Jacir

Bozar consacre un cycle aux réalisateurs palestiniens d'aujourd'hui qui livrent une vision personnelle de la vie dans les territoires occupés, loin de celle dictée par le monde extérieur.

Pour ceux qui se demandent qui se cache derrière la sélection du cycle Palestina with Love, il s'agit de la cinéaste palestinienne Annemarie Jacir, figure du cinéma indépendant et dont Le Sel de la Mer (2008), primé à plusieurs occasions, est connu pour être le premier long-métrage réalisé par une femme palestinienne. En résulte un choix de quatre pépites du cinéma récent made in Palestine qui offrent un regard différent sur les territoires occupés que celui auquel nous ont habitués nos écrans de télévision. " L'idée, c'est de parler pour nous-mêmes, de montrer qui nous sommes. Nous en avons assez d'être présentés comme des victimes ", nous dit Annemarie Jacir. Malgré l'absence d'écoles de cinéma et de soutien financier du gouvernement, la digitalisation et la démocratisation du matériel technique ont permis à une nouvelle génération de talents de faire leurs propres films. " En effectuant la sélection, j'étais surtout à la recherche de films qui mettaient en scène des histoires personnelles. Même si la situation est anormale, les gens essaient d'avoir une vie normale et font face au même genre de difficultés que n'importe qui dans le monde ".

Dans A Trip Along Exodus, la réalisatrice Hind Shoufani livre un portrait intime de son père Elias Shoufani, leader de l'Organisation de libération de la Palestine. " Si le film est un hommage, la critique se situe à un autre niveau. Le dévouement politique d'Elias Shoufani signifie qu'il n'était pas toujours présent en tant que père. C'est quelque chose de douloureux dont on ne parle jamais ". Jacir met en avant des réalisatrices prometteuses qui bénéficient de moins de visibilité que leurs homologues masculins. " Comme c'est le cas partout dans le monde du cinéma ", insiste-t-elle. " Ces réalisatrices brisent les clichés sur les femmes en Palestine et au Moyen-Orient. Beaucoup de films sur la région se focalisent sur les hommes, surtout quand il s'agit de réalisateurs étrangers  ". Dans son premier long-métrage Villa Touma, la réalisatrice Suha Arraf, co-scénariste de La Fiancée syrienne, raconte l'histoire de la jeune Badia dont les tantes, trois vieilles filles issues de la minorité chrétienne, se sont mises en tête de faire son éducation en vue de lui trouver un mari.

Autre coup de cœur de Jacir : le documentaire Rough Stage de Toomas Järvet. Électricien de formation, ancien prisonnier politique, Maher est aussi danseur. Malgré la désapprobation de sa famille, il rêve de monter le premier spectacle de danse moderne au centre culturel de Ramallah sur le thème de la liberté. Dans The Wanted 18, Amer Shomali revient avec humour sur le récit véridique d'habitants d'un village de Cisjordanie qui pendant la première Intifada, ont bravé l'occupation en faisant l'acquisition de 18 vaches. " Pour les Palestiniens, la résistance non-violente est loin d'être un phénomène nouveau. Mais peu de gens le savent ".

PALESTINA WITH LOVE
29 & 30/5 (29/5: table ronde présidée par Annemarie Jacir), Bozar, www.bozar.be

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