D Festival, la dixième édition

© Veronique Baudoux
| Pour créer 'Warm', Fanny Brouyaux s’est inspirée de son expérience dans différents services pédiatriques des hôpitaux bruxellois comme de la grammaire des gestes de premiers secours.

Pour sa dixième édition, le D Festival, festival bruxellois de danse contemporaine, vient réchauffer les frimas de l'hiver distillant ses propositions en différents lieux de Ixelles à Schaerbeek. Au programme, trois créations, une reprise, un workshop et une reprise.

Dans Audrey Lucie, Oriane Varak et la Notch Company se demandent ce qui restera de notre corps lorsqu'on aura téléchargé sa conscience dans une intelligence artificielle. Comment rester humain quand les promesses du numérique des pythies transhumanistes ont décidé de l'obsolescence du corps ? C'est un adieu aux corps comme une dernière possibilité de convoquer la mémoire des sens pour peut-être rester perceptible dans le monde virtuel.

Pour créer Warm, Fanny Brouyaux s'est inspirée de son expérience dans différents services pédiatriques des hôpitaux bruxellois comme de la grammaire des gestes de premiers secours. Dans ces gestes très divers, en rythme et en nature, qui peuvent être doux comme brusques se lisent des relations de vulnérabilité et d'entraide. En trio, la danseuse et chorégraphe décompose le pouvoir curateur du mouvement et ce qu'il dit de l'interdépendance humaine et de la recherche de chaleur physique, réelle ou fantasmée.

Dans Formless Mirror (she who reveals), Agostina d'Alessandro s'inspire librement de l'œuvre d'Andreï Tarkovski pour questionner la place du masculin dans un patriarcat en mal de certitudes. La réponse se trouve en partie dans l'acceptation de la fragilité et de la vulnérabilité que révèlent les mouvements des danseurs. Ceux-ci seront accompagnés sur scène par la rencontre entre la musique baroque et électronique de Michaël Grébil Liberg.

Avec J'en pris les oiseaux/Criiez Oracle, Jason Respilieux présentera le résultat de deux semaines de workshop où les danseurs sont invités à être en réception avec leur environnement dans ce que le chorégraphe appelle une permaculture de la danse qui traduit les motifs naturels et qui croît à la vitesse des plantes.

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