The Sound of Brussels: Ivan Paduart

© Ivan Put

Vendredi Paduart fête son anniversaire à Flagey avec des copains musiciens internationaux. « Tout à coup le compteur indique cinquante. Deux possibilités s’offrent à vous. Rester enfermé chez soi à broyer du noir ou fêter ça comme il se doit."

Entre la prison de Saint-Gilles et le quartier branché des restaurants à Ixelles, on rencontre des rues transversales qui abritent encore de majestueuses maisons de maître. C’est dans une de ces propriétés que le pianiste bruxellois Ivan Paduart a fait son nid. « Nous n’avons pas de jardin. C’est pourquoi l’idée nous est venue d’ajouter une petite terrasse au premier étage. Entre-temps, c’est devenu trois terrasses ! Toutes construites à la sueur de notre front. Ici se trouve notre petite oasis de paix au milieu de la ville. Il faut dire que Bruxelles est pleine de possibilités, à tous les niveaux. Tout est accessible à pied. Que ce soit pour aller faire ses courses, rencontrer un contact professionnel ou aller à un concert. Cela fait des années que je n’ai plus de voiture ».

Au milieu de son salon stylé - on observe même des petites colonnes de marbre – trône un piano à queue Steinway. Mais Paduart n’est pas le seul à en parcourir les touches. « Isabelle, ma compagne, joue du piano classique de manière professionnelle sans faire partie d’un groupe ou d’un ensemble. Il y a quelque temps, on a eu l’idée de réunir jazz et classique le temps d’un soir. Elle se charge de la partie classique du programme et moi de la partie jazz sans pour autant mélanger les styles. Le but est de réunir des mélomanes des deux mondes afin que chacun puisse écouter ce qui se passe chez l’autre. Le premier concert au mois de septembre a été un énorme succès. On va certainement continuer ».

Vendredi Paduart fête son anniversaire à Flagey avec un concert à l’occasion duquel il a invité une bande de copains musiciens (internationaux). « Tout à coup le compteur indique cinquante. Deux possibilités s’offrent à vous. Rester enfermé chez soi à broyer du noir ou fêter ça comme il se doit. J’ai opté pour la seconde. Vous pouvez voir ça comme une forme d’exorcisme en vue de franchir le cap plus facilement (rires). L’avantage après toutes ces années, c’est qu’on a acquis pas mal de maturité et de sagesse et qu’on est capable de se débarrasser du superflu ».

Un autre aspect positif réside dans le large réseau de collègues du même bord que Paduart a tissé au fil des années et dont certains feront entendre leur contribution musicale vendredi prochain. Parmi eux, Richard Galliano, Philip Catherine et Quentin Dujardin (avec qui il a sorti son nouveau CD Catharsis ). « Chacun dans son domaine, ces grands maîtres utilisent, tout comme moi, le rythme et l’harmonie pour soutenir la mélodie car cela est, et reste, la colonne vertébrale d’une bonne composition. Aujourd’hui, les priorités sont trop souvent concentrées sur d’autres aspects ».

IVAN PADUART & FRIENDS
4/11, 20.15, Flagey

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