Thomas Gunzig revient avec une pièce et un roman

L’auteur bruxellois revient avec une pièce qui s’interroge sur la fidélité et un roman entre les jungles de l’Afrique d’aujourd’hui et une morne ville de province belge.

Ne l’ai-je pas déjà entendu quelque part ?
Chroniqueur radio à l’humour acerbe pour les uns, auteur de théâtre inclassable pour les autres ou encore romancier et nouvelliste à l’imagination débordante, Thomas Gunzig est un auteur à plusieurs visages. « J’ai eu la chance et la malchance de publier très tôt », constate-t-il. « Certains lecteurs s’attendent à ce que j’écrive toujours la même chose alors qu’en 25 ans, j’ai bien changé et mes textes aussi. »

Premier recueil de nouvelles, Situation instable penchant vers le mois d’août en 1993 et un premier roman Mort d’un parfait bilingue en 2001, couronné la même année du prix Rossel. Aux romans et recueils de nouvelles se sont ajoutés les pièces de théâtre, des scénarios de spectacle et de films écrits avec Jaco Van Dormael, des chroniques humoristiques matinales sur La Première et même un recueil de photos.

En deux bonnes décennies, l’outsider passionné de sous-cultures et de films de genre s’est fait un nom dans les lettres francophones de Belgique. Gunzig, c’est d’abord un ton inimitable, une plume qui gratte la médiocrité qui nous tapisse de l’intérieur et l’étale joyeusement au fil de ses pages. Gratter là où ça fait mal pour mieux en rire. Profondément ancré dans le présent, il le restitue par une foule de détails triviaux.

Archiviste des marques de tous ces produits, accessoires et objets qui inondent notre quotidien, il prend plaisir à démonter les rouages des manipulations consentantes de l’abrutissement collectif contemporain. S’il n’a jamais fait de Bruxelles le décor de ses fictions par peur d’éteindre son imaginaire, il l’a photographiée, au petit matin dans son recueil Derniers rêves.

Une expérience apparemment sans lendemain. « J’ai fait cette expo et ce livre presque malgré moi, mais je considère que ce n’est pas mon métier. Si ça ne tenait qu’à moi, il y a longtemps que j’aurais quitté Bruxelles. J’aimerais aller vivre au Québec. Dans une cabane en pleine nature, loin de la ville et de toutes ces conventions qui m’embêtent de plus en plus.»

Que nous amène-t-il à la rentrée ?
Encore une histoire d’amour, proposé aux Tanneurs en octobre, est né du désir de retravailler avec Alexandre Trocki et de l’envie de David Strosberg. La pièce restitue l’heure que passe un homme avec sa maîtresse après l’amour et avant de partir rejoindre sa femme.

« Après une série de monologues, j’avais envie d’écrire des dialogues pour deux comédiens. J’avais aussi envie de traiter de la fidélité conjugale qui est un truc étrange. Alors que nous sommes dans un monde apparemment libéré des interdits, cela semble naturel, quand on est en couple, de ne faire l’amour qu’avec la même personne, alors que pour moi cela ne l’est pas. »

Avec La vie sauvage Gunzig revient au roman, quatre ans après le précédent. Et pour la première fois, il propose un vrai « héros », un personnage animé par des valeurs positives, maître de son destin, et qui va tout mettre en œuvre pour faire aboutir ses objectifs. Ce personnage, c’est Charles, qui retrouve la Belgique, bien malgré lui, après avoir vécu toute son enfance en Afrique élevé par des rebelles nomades, unique rescapé d’un avion écrasé dans la jungle.

Pourquoi y aller ?
Pour retrouver un auteur de théâtre singulier, roi des digressions et des métaphores inattendues qui aime faire parler ses personnages et qui aime chatouiller là où ça gratte et un peu secouer les évidences qui n’en sont peut-être pas, comme la fidélité. Et enfin pour passer une heure avec Alexandre Trocki, un comédien qui a su trouver le ton juste, entre légèreté et émotion pour faire vivre le texte de Gunzig.

Pour retrouver un romancier qui est un vrai « page turner » avec une écriture inventive, un humour féroce, une ironie glaçante, qui parfois tourne au sordide, et puis des moments d’élévation amoureuse qui frôlent l’extase. Et le tout, ficelé avec un sens du récit et des rebondissements plus qu’addictif.

Avec le personnage de Charles, l’auteur poursuit son cruel jeu de massacre avec une évidente gourmandise. « C’est la bonne vieille technique des lettres persanes, on se sert du ‘regard pur’ d’un étranger pour décrire toutes ces choses auxquelles nous nous sommes tellement habitués que nous ne voyons plus leur absurdité. »

> Thomas Gunzig: Encore une histoire d'amour. 03/10 > 14/10, Les Tanneurs, Bruxelles
> La Vie Sauvage. Ed. Au Diable Vauvert, 336 pages, 18 €

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