'Seule à mon mariage': l'intensité du cinéma du réel

Onze score

Mère seule sans ressources, Pamela (la révélation Alina Serban) vit avec son bébé chez sa grand-mère au fond de la campagne roumaine parmi d’autres familles de la communauté rom.

Refusant la condition qui est la sienne, la jeune femme décide de s’en remettre à l’amour. Pas l’amour des contes de fées mais l’amour sur internet, celui des agences matrimoniales 2.0. Avec sa spontanéité touchante, son caractère rieur et les quelques mots en français qu’elle balbutie, elle séduit Bruno (Tom Vermeir), un quarantenaire belge sans histoires qui a ses propres raisons de faire des rencontres sur Skype. Et c’est ainsi que Pamela s’envole vers une Belgique pleine de promesses. Sans son enfant.

Avec Seule à mon mariage, sélectionné à l’ACID à Cannes, la réalisatrice de documentaires bruxelloise Marta Bergman signe une première fiction tout en nuances qui conserve l’intensité du cinéma du réel. Fenêtre sur un monde que l’on voit peu à l’écran, la communauté rom, les mariages interculturels via internet, ce film à petit budget souffrant de légères longueurs traduit avec sensibilité les attentes que soulève l’amour. Pamela veut être sauvée, Bruno veut être aimé. Ils devront chacun composer avec la vie, accepter les sacrifices qu’elle entraîne et tenter de faire les meilleurs choix.

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