Visite à la cave de la Gestapo classée

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l'occupant allemand a réquisitionné trois bâtiments de l'avenue Louise. Les différents étages avaient été aménagés en espaces pour les interrogatoires, l'administration et les archives. Les caves faisaient office de cachots dans lesquels étaient enfermés des résistants et des Juifs avant leur audition ou déportation.

Les numéros 347, 453 et 510 étaient occupés par les différents services de police du régime nazi en Belgique. En 1996, le réalisateur André Dartevelde a découvert dans les caves des numéros 347 et 453 des inscriptions en différentes langues. Certains murs des caves sont littéralement remplis de témoignages, cris de détresse, noms et dates de personnes ayant été enfermées par le régime nazi.

La Fondation Auschwitz a, avec le 'Groupe Mémoire, Groep Herinnering' longtemps oeuvré à faire classer les caves. "Elles ont une grande importance, car elles permettent de ne pas oublier ceux et celles qui y ont été détenus, y ont été torturés et y sont décédés, mais aussi parce qu'elles contiennent de précieuses informations sur tout ce qui est arrivé dans ces bâtiments", nous dit Daniel Weyssow.

Le gouvernement bruxellois a donné son approbation en janvier, les caves sont désormais classées. Au grand dam des propriétaires des caves. Les caves du numéro 347 ne sont toujours pas ouvertes au public, les propriétaires refusant systématiquement de faire entrer les visiteurs ou la presse.

Fijn dat je wil reageren. Wie reageert, gaat akkoord met onze huisregels. Hoe reageren via Disqus? Een woordje uitleg.
Lees meer over