Rétrospective: la faim insatiable de Hong Sang-soo

La camera de Claire.
Onze score

Le Coréen Hong Sang-soo enchaîne les films inventifs. S’ils sont présentés dans les plus grands festivals, ils atteignent rarement les cinémas belges. La Cinematek répare cette injustice avec une rétrospective.

L’année dernière, Hong Sang-soo ajoutait pas moins de trois films à son oeuvre considérable. À Berlin, il présentait Seule sur la plage la nuit, un gros plan sur les déboires amoureux d’une jeune actrice et d’un réalisateur marié. Le Coréen a l’habitude de chercher dans son entourage. Kim Min-hee, sa copine et actrice fétiche, est une grande star en Corée du Sud et joue dans deux films montrés en première au précédent Festival de Cannes.

Dans le film en noir et blanc Le Jour d'après, une jeune femme apprend au cours de son premier jour de travail que sa prédécesseure était aussi la maîtresse du patron. Dans La Caméra de Claire, Kim Min-hee partage l’écran avec Isabelle Huppert. Un des films d’Éric Rohmer s’appelle Le Genou de Claire. Cela n’est pas un hasard. Hong Sang-soo est souvent comparé au maître français car lui aussi excelle en matière de films à dialogues plus inventifs et excentriques qu’ils ne le laissent paraître au premier abord.

Un peu de légèreté

Le réalisateur de Le Jour où le cochon est tombé dans le puits, Woman Is the Future of Man et Hahaha aime l’inventivité et jongle avec les structures narratives. Dans certains films, il reprend le récit à mi-chemin pour continuellement s’écarter de la première histoire. Dans d’autres films, il présente, l’un après l’autre, les points de vue de différents personnages. Ses thèmes privilégiés sont la maladresse amoureuse et la communication laborieuse. L’homme et la femme essayent sans y mettre vraiment du leur. Un humour doux (et des beuveries) amène un peu de légèreté.

La Cinematek invite Hong Sang-soo à Bruxelles pour introduire certains films et donner une masterclass. Voilà qui pourrait bien intéresser les réalisateurs qui imputent leur chômage aux galères budgétaires. Hong Sang-soo n’a pas besoin de plus qu’une caméra digitale, un enregistreur audio, un ordinateur portable et une imprimante, deux acteurs, un lieu et une affaire de cinq mille dollars pour faire un film.

> Artists in Focus: Hong Sang-soo. > 25/2, Cinematek, Bruxelles-Ville

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