Café: Caberdouche

© Saskia Vanderstichele
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L’équipe du café La Biche à Saint-Gilles remet le couvert du côté de la colonne du Congrès avec un Caberdouche convivial et efficace. 

C’est une règle d’or pour les bars et les restaurants: rien de tel qu’une belle place ouverte sur la ville pour en souligner le potentiel. En la matière, Caberdouche - bravo pour le nom dont on s’étonne qu’il n’ait pas été utilisé auparavant - s’offre un spot idéal, à savoir la place de la Liberté.

Ponctuée par une imposante statue de Charles Rogier, cette agora bruxelloise fait valoir un calme assez salutaire. On est loin de Flagey ou de Saint-Géry. Pas de doute, quand les beaux jours pointeront le bout de leur nez, la terrasse du Caberdouche risque de faire un malheur.

En attendant, vu le froid, c’est repli vers l’intérieur. Cela n’est pas un problème vu que le cadre est plutôt bien senti. Trois grandes vitrines offrent à l’espace sa dose de lumière. Comme il se doit, le décor cède à l’air du temps: murs de briques laissés bruts dont le caractère rugueux est adouci par la présence de bois clair ou hublot au sol permettant de jeter un œil sur le système de pompes à bière.

De couleur noire et un peu cheap, les tables et les chaises convainquent moins que le reste. Au centre trône le bar proprement dit, il déploie un zinc sponsorisé par Stella Artois - on peut le regretter pour une adresse qui se revendique de la mouvance « craft ».

Heureusement, la carte des boissons n’en a pas que pour les Leffe et autres Hoegaarden, elle fait place à quelques bières artisanales parmi les meilleures en Belgique: Zinnebir (3,50 euros), Vogelpik de la brasserie En Stoemelings (13 euros pour 75cl) ou Lupulus Organicus (10 euros pour 75cl). Une poignée de vins nature - de chez Titulus - et quelques cocktails de base - Moscow Mule (8 euros), Caïpirinha (7,50 euros) - agrémentent le tout. La meilleure nouvelle vient de la cuisine qui, sans être gastronomique, se défend plutôt bien sur le temps de midi.

Le plat du jour que l’on a choisi végétarien (13 euros) consistait en un burger de légumes accompagné de frites de polenta. Le pain en était intelligemment remplacé par des légumes compressés et légèrement gratinés, un délice aussi régressif que savoureux. À la place de la viande ? De l’avocat, des dés de tomate, des jeunes pousses d’épinard, des oignons rouges en rondelles et surtout une sauce tartare généreusement arrosée.

Un dernier mot sur le service prévenant et actif qui change de nombreux endroits que l’on dirait sous Prozac.

> Caberdouche. Place de la Liberté 8, Bruxelles.  

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