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Cantine: Un paradis blanc

© Saskia Vanderstichele
| Cantine, un petit paradis blanc au centre-ville
Onze score

Après Vilvoorde, c’est au tour de l’ancien bâtiment Actiris du boulevard Anspach de faire place à un espace de coworking, Firma, rehaussé d’une Cantine. Épatant.

Il y a quelques années, Vilvoorde réinventait le coworking à la faveur de Firma, un espace de travail épuré calibré pour la créativité version 2.0. Depuis peu, le concept s’est installé à Bruxelles, à deux pas de la Bourse. Logé dans les anciens bureaux d’Actiris, le lieu s’ouvre sur le piétonnier du centre-ville plus mal en point que jamais avec le chantier qui le défigure.

De l’extérieur, le projet ne clignote pas, seuls quelques discrets lettrages indiquent sa présence au 65 du boulevard Anspach. On aura donc vite fait de passer à côté, ce qui serait plus que dommage car l’adresse ne consiste pas seulement en des locaux collaboratifs. Il y est également question de nourriture par le biais de Cantine, un endroit de restauration pas banal. Pour y accéder, il faut enchaîner plusieurs volées d’escaliers qui jouent la carte de la motivation à coups de slogans sympathiques (« Keep going… almost there ») et de promesses tenues (« Au deuxième étage la vue est plus belle »).

Lumineux

De fait, arrivé à destination, on ne peut être que bluffé par le décor. Parallélépipède blanc aussi brutal que monumental, Cantine se découvre débarrassé de toutes les fioritures, une sorte de paradis clair, ponctué de onze piliers, dont la mise en scène s’avère parfaite. Quelques tables, de rares plantes vertes, des voiles transparents, des gaines techniques… L’impression qui domine, du moins par temps ensoleillé, est celle de pouvoir toucher la lumière du doigt, comme dans une œuvre de James Turrell.

La commande s’effectue au bar dont les briques blanches contribuent à renforcer la cohérence monochromatique. Idem pour les tables imaginées par la propriétaire des lieux qui panachent tablettes en OSB et piétements en aluminium.

'Toute simple'

Et la carte ? Toute simple, elle décline quelques tartines et des plats d’inspiration végétarienne, quand ils ne sont pas carrément végans. On a testé la tartine à 6 euros faisant valoir avocat et fromage frais. Un vrai délice de pain gris épais souligné de gomasio (un condiment composé d’un mélange de sésame grillé et de sel marin) et de ciboulette finement hachée. Le détail qui tue ? La présence d’un petit quartier de citron vert avec lequel on arrose le tout.

Cette fraîcheur enchante le palais. Dans la foulée, on opte pour l’un des desserts du jour, un brownie (3 euros) qui, hélas, est beaucoup trop salé. Ce détail malheureux n’empêche pas de vouloir revenir ici au plus vite.

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