Eddy Ape: Rap entre décontraction et autodérision

Eddy Ape

Début septembre, Eddy Ape débarque au Botanique avec un double statut : révélation hip-hop et tête d’affiche de la soirée. Une belle progression pour le rappeur bruxellois qui, deux ans plus tôt, jouait son premier concert au même endroit, en première partie d’Isha.

« C’est lui qui m’a offert la possibilité d’exister sur scène », confie Eddy Ape. « ll m’a poussé dans le dos au début de ma carrière. Il m’a donné de la force et l’envie de persévérer. Je lui en suis infiniment reconnaissant. »

En 2021, l’artiste a peaufiné son style décontracté et gagné quelques places au classement du mec le plus cool de l’année. Quelque part entre la France de Doc Gynéco et l’Amérique de Masego, le rap prôné par Eddy Ape s’appuie sur les productions de l’ami Ekany (Krisy, YG Pablo) pour servir un doux mélange d’efficacité et de je-m’en-foutisme : une formule aussi accrocheuse que nébuleuse.

« Dans l’industrie musicale, les gens veulent absolument te coller une étiquette sur le dos. Alors que moi, je refuse d’entrer dans les cases. Pour éviter d’être catalogué, j’ai d’ailleurs imaginé mon propre style. Je suis l’ambassadeur du “smooth banger”. Même si je chante en français, ce terme anglophone me semble parfaitement en phase avec les saccades de mon flow et la douceur qui découle des morceaux. »

Quelques mois seulement après avoir publié l’inaugural Apeworld, le rappeur de la station Yser déballe aujourd’hui un essai intitulé Supernova. « Il y a un monde de différence entre ce disque et mon premier projet », insiste-t-il. « En astrologie, le concept de supernova est utilisé pour évoquer l’extinction d’une étoile au profit d’une autre, beaucoup plus lumineuse. Ce phénomène résume plutôt bien ce que je suis en train de vivre avec ma musique. » Un titre métaphorique, donc, pour briller et étendre sa constellation. Tout ça en gardant les pieds sur terre.

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