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Wolf: gare au loup!

© Saskia Vanderstichele
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Avec Wolf, Bruxelles place 2020 sous de bons auspices. Si ce food court dynamise le centre-ville, il reste encore quelques boulons à serrer pour que l'expérience soit à la hauteur du concept.

De Lisbonne à Londres, le food court, formule consistant à regrouper des enseignes de restauration rapide en un même lieu, est devenu le nouveau graal gastronomique qui affole les foodies. Jusqu'ici, Bruxelles était à la traîne, n'ayant rien d'autre à se mettre sous la dent que la version peu enthousiasmante qu'en livrait City2.

Bonne nouvelle, depuis le mois de décembre, la capitale peut prétendre à un espace digne de ce nom. Inauguré dans l'ancien siège social de la CGER, l'endroit en impose tant par ses proportions – 2000 m2 – que par son décor remarquable – une lumineuse petite merveille signée par l'architecte d'intérieur Lionel Jadot qui recycle d'anciens éléments décoratifs du bâtiment et décline un mobilier de bois clair aux lignes néo-constructivistes. Exemplaire est également la sélection des adresses. L'esprit de cette halle gourmande est dédié au fast good à travers des enseignes bruxelloises identifiées pour la qualité de leur démarche : les pizzas de La Piola, les bols des Filles, les préparations viandeuses de Dierendonck (préparées par le traiteur Chou de Bruxelles), les gaufres gastronomiques de Gaufres & Waffles, voire les rouleaux de printemps de Knees to Chin…

Lors de notre visite, un samedi soir où les stands étaient littéralement pris d'assaut, il fallait se rendre à l'évidence : Wolf est un vrai succès ayant le mérite de rassembler des publics très variés. La nourriture ? N'ayant pas eu le courage de faire la file devant les comptoirs les plus fréquentés (les organisateurs promettent une application pour résoudre ce problème), on a retenu une soupe Pho (9 euros) dénichée chez Hanoi Station et des croquettes aux crevettes (12 euros, ce qui est un rien chérot en version self-service) du Crabe Fantôme. Mention également pour la très bonne pizza marinara (8,90 euros) de la Piola ou encore les billes au chocolat (5 euros) de Vincent Denis en guise de dessert. Goûté et approuvé ? Sans aucun doute.

Est-ce que l'on y retourne ? Toute la question est là. Franchement, en l'état des choses, la réponse est : non. Pour donner le goût au Bruxellois de revenir au-delà de l'engouement initial, Wolf devra impérativement solutionner un problème crucial : le bar central. Complètement débordé le jour de notre venue, ce comptoir nécessite d'être repensé logistiquement – les garçons étaient à ce point dépassés qu'ils refusaient les commandes de cocktails. Plus ennuyeux encore est l'asymétrie relative à l'offre "boissons". Alors que l'on peut choisir parmi une vingtaine de cuisines différentes, il n'y a, par exemple, que deux vins blancs disponibles – de plus, des références ultra basiques – et une sélection de bières qui ne reflète pas la variété et le dynamisme retrouvés de la scène brassicole bruxelloise – où sont les No Science, En Stoemelings et autres Ermitage ?

WOLF
Wolvengracht 50 rue Fossé aux Loups, Brussel/Bruxelles, wolf.brussels
ma/lu/Mo > zo/di/Su 11.30 > 23.00

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